Les pépites de Mons Fromager Affineur
- Stéphane Méjanès
- 23 févr.
- 2 min de lecture
On a déjà beaucoup dit, beaucoup écrit sur Hervé Mons, fidèle partenaire parmi les fidèles. On peut même vous révéler les coulisses du Club : Mons Fromager Affineur a développé un tel savoir-faire en matière de logistique, que la maison originaire de Roanne nous aide bien souvent à rassembler et à recueillir les produits de certains de nos Grands Producteurs et Grandes Productrices, qui voyageront ensuite ensemble puis jusqu'à la porte des membres (c'est le cas en ce Noël 2025 avec les foies gras de Beti Aintzina).
« Nous représentons la mémoire vivante d’une tradition fromagère séculaire, grâce notamment à un énorme travail de sourcing omniprésent dans notre démarche. Le meilleur marketing de la Maison Mons, ce sont les goûts des fromages ! »* Hervé Mons
Si Hervé incarne la maison depuis qu'en 1983, il a rejoint Hubert, son père, c'est sans doute parce qu'il est le fils aîné, qu'il est par nature un bon communicant et un formidable pédagogue, et qu'il a été sacré l'un des Meilleurs ouvriers de France en 2000. Laurent, le fils cadet, arrivé en 1999, n'est pas moins essentiel. Il a d'emblée pris la gestion des fromageries de Roanne, Renaison, puis Charlieu, et c'est lui qui a porté le projet de l'école Mons Formation, née en 2001 sous le nom d'Opus Caseus Concept.

« Comme des enzymes dans le fromage, on s’est affiné ! On est complémentaire, en sachant bien ce qu’on aime et ce qu’on sait faire. Mon frère Hervé fait figure de chef d’orchestre : il garde du recul et partage sa vision pour l’avenir. Je gère la boutique des Halles Diderot et m’investis dans le centre de formation. »* Laurent Mons
Ensemble, ils ont mené à bien la réhabilitation en 2009 de l'ancien tunnel ferroviaire de la Collonge, à Ambierle, puis de la construction en 2016 des caves d'affinage à Saint-Haon-le-Châtel. Sans réussir à vraiment raccrocher, Hervé Mons s'est aujourd'hui mis un peu en retrait, notamment depuis l'arrivée de Jules, son neveu, fils de Laurent, en 2022. Ce dernier s'est d'abord orienté vers un BTS Chimie avant de céder aux effluves de son enfance et d'entamer un parcours de formation aux quatre coins du monde, qui a duré cinq ans. Il est désormais aux manettes.
« J’ai eu la chance de traîner dans les fromageries, c’était un bon moyen de passer du temps avec mon père. Pour les fêtes et les week-ends j’ai aussi travaillé avec mon père et mon oncle, ça me faisait de l’argent de poche. Je suis revenu car le produit me manquait. »* Jules Mons
*Source : www.roannais-tourisme.com
**Extrait du livre "La cuisine du fromager" (Glénat), de Bernard Mure-Ravaud et Stéphane Méjanès
